2020-12-06

En pleine pandémie, entre la deuxième et la troisième vague,
entraînant une fatalité de 100 morts par jour, des hommes et des femmes qui meurent seuls et dont la société ne prend pas le temps de les faire partir dignement, en ce moment que la possibilité d’une vaccination ouvre enfin la perspective de couper la chaîne de transmission de manière efficace, un vieux débat refaire surface: et quid des effets secondaires du vaccin?

Les vaccins sont une des plus grandes avancées de la médecine. Au lieu de traiter les maladies avec des médicaments lourds, qui eux ont vraiment des effets secondaires, on provoque le corps avec un variante inoffensive du virus ou de la bactérie pour créer des anticorps et ainsi on lui aide à se défendre lui-même. On ne peut pas imaginer un traitement plus doux. La vaccination a permis de combattre la variole, la polio, la diphtérie, le tétanos, la pneumonie, la grippe. Elle sauve deux millions de vies par année. Comme toute nouvelle technologie, il fallait apprendre à la maîtriser. Il y avait des erreurs au début, des microbes pas assez affaiblis, des effets secondaires. Mais aujourd’hui c’est une technologie à la pointe qui peut se servir d’une multitude de méthodes.

Puisque la vaccination est comme toute intervention médicale une atteinte à l’intégrité physique, elle ne va pas être obligatoire et donc chacun peut choisir de la faire ou de la laisser. Mais chacun doit se poser la question qu’elle rôle il ou elle veut jouer dans cette pandémie. Il n’y a pas 100 chemins pour réduire le nombre de malades, d’hospitalisations et de décès. Actuellement, on vit les effets primaires sans vaccins. S’il est important de certifier correctement les vaccins, remettre aujourd’hui en question la vaccination sans base scientifique est autant irresponsable que l’expérience de gestion de pandémie que Economiesuisse nous a imposé.